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France Boulangerie|Janvier 2026

Taxe des boissons édulcorées en boulangerie

Nouvelle taxe sur les boissons édulcorées en 2026 : quel impact pour votre boulangerie ?

 

Depuis le 1er janvier 2026, la fiscalité des boissons a changé en France. Issue de la loi de financement de la Sécurité sociale (LFSS) 2025, une nouvelle taxe progressive sur les boissons édulcorées remplace l’ancien forfait fixe. Si cette mesure vise les géants de l’industrie, elle impacte directement le quotidien et les marges des artisans boulangers indépendants.

Comment aborder cette hausse de prix ? Comment adapter vos formules déjeuner ? France Boulangerie vous explique tout dans cet article.

 

Pourquoi le mode de calcul de la taxe change-t-il ?

Jusqu’à présent, la fiscalité sur les boissons contenant des édulcorants (aspartame, stévia, etc.) restait fixe. L’État taxait chaque produit dès lors qu’il contenait un additif, peu importe la dose réelle.

Désormais, la nouvelle réglementation introduit un barème progressif. Ce système dépend directement de la quantité d’édulcorants de synthèse présents dans les recettes. Par conséquent, la contribution devient variable selon la teneur réelle, exprimée en kilogrammes par hectolitre.

Concrètement, les boissons affichant une dose inférieure ou égale à 120 milligrammes par litre supportent une taxe de 4,5 € par hectolitre. À l’inverse, les références dépassant ce seuil subissent une taxe plus élevée, fixée à 6 € par hectolitre. De cette manière, le gouvernement espère inciter les industriels à réduire les doses de produits de synthèse pour financer la santé publique.

 

Quels impacts concrets pour les boulangers artisans ?

Même si les boulangers ne produisent pas de sodas, beaucoup proposent aujourd’hui des boissons à emporter : canettes, boissons fraîches, thés glacés, eaux aromatisées ou boissons dites “sans sucre”. Ces produits peuvent contenir des édulcorants et sont donc directement impactés par la nouvelle taxe.

Cette réforme touche deux points critiques de votre activité d’artisan boulanger indépendant :

  • ➡️ L’érosion des marges : Si vos prix de vente restent fixes alors que le coût d’achat des canettes “Light” ou “Zero” augmente, votre rentabilité diminue.

  • ➡️ L’affichage des prix : Les boissons les plus chargées en édulcorants subissent des hausses de prix plus marquées que les eaux minérales ou les jus de fruits, créant un écart de prix significatif en vitrine.

C’est aussi un signal fort envoyé aux consommateurs. Les clients sont de plus en plus sensibles aux questions de santé et de composition des produits. En boulangerie, cette évolution peut devenir une opportunité pour repenser l’offre boisson et valoriser des alternatives plus naturelles.

 

3 conseils pour transformer cette taxe en opportunité

Plutôt que de subir cette hausse, les artisans boulangers indépendants peuvent l’utiliser pour valoriser leur savoir-faire artisanal :

  • Rééquilibrer les formules déjeuner : Privilégier des boissons moins taxées (eaux plates ou pétillantes, thés glacés peu sucrés, jus de fruits 100% pur jus).

  • Valoriser le “Fait Maison” : Pourquoi ne pas proposer une citronnade maison ou un thé glacé infusé sur place ? Ces produits ne sont pas soumis à cette taxe industrielle et offrent une marge bien supérieure.

  • Communiquer sur la santé : Les clients sont de plus en plus attentifs à la composition des produits. Expliquez-leur que vous choisissez des boissons avec moins d’additifs synthétiques.

 

Ce qu’il faut retenir de la taxe des boissons édulcorée en 2026

La nouvelle taxe sur les boissons édulcorées repose désormais sur un barème progressif, calculé selon la quantité d’édulcorants de synthèse. Elle est entrée en vigueur au 1er janvier 2026 et concerne de nombreux produits actuellement vendus en boulangerie.

Pour les artisans, il ne s’agit pas seulement d’une contrainte fiscale supplémentaire, mais aussi d’un levier pour faire évoluer l’offre, répondre aux attentes des consommateurs et renforcer l’image d’une boulangerie engagée pour une alimentation plus saine.

Des petits changements peuvent vous permettre de transformer une obligation réglementaire en véritable avantage concurrentiel.

 

FAQ : Vos questions sur la taxe édulcorants 2026

Est-ce que je dois déclarer moi-même cette taxe ? Non. En tant que boulanger, vous payez la taxe indirectement lors de vos achats auprès de vos fournisseurs. Ce sont les embouteilleurs qui la versent à l’État.

Quelles boissons sont les plus touchées ? Les sodas “Zero”, les boissons énergisantes sans sucre et certains thés glacés industriels à forte teneur en aspartame ou sucralose.